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Jean-François Humbert :
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Jean-François Humbert :: Actualité URGENCE TIBET : allez lire la page "Tibet" Signez et faites signer l'appel à solidarité avec le peuple tibétain Bientôt nouvel édito... mardi, mercredi...ou jeudi... j'écris, j'écris, j'écris! 53% des électeurs n?ont pas choisi Ségolène Royale, 53% des électeurs ont voté en faveur de Nicolas Sarkozy. Nous lui avons confié la charge de l?Etat pour 5 ans. Est-il nécessaire de fêter chaque année qui passe, est-il nécessaire de rappeler les années qui restent ? Tout ceci relève des excès médiatiques. Cependant les dirigeants ont besoin de garder un contact avec leurs administrés. D?où la possibilité d?exprimer, dans notre démocratie, son opinion librement. Il ne faut pas non plus se soumettre à ces réactions. Ainsi ceux qui appellent à la désobéissance civile prennent le risque de désorganiser le pays. Sans ordre plus de justice, plus de liberté. Même un représentant de la gauche ne pourrait imaginer de gouverner sans ordre ! L?anarchie est le choix qui met le plus en péril les faibles. La révolution aussi : les plus forts (par fort faut-il entendre fortuné !) se sauvent, les faibles risquent leur vie et les décisions sont prises lorsque l?ordre est revenu. Nicolas Sarkozy disait « si avoir une opinion c?est une provocation? » en parlant du souhait d?établir un service minimum à l?école. Cette phrase vaut pour le Président autant que pour tous ceux qui ont envie de s?exprimer. Doit-on considérer comme seule, juste et légitime l?opinion exprimée par le « pouvoir » ? Doit-on considérer toutes les opinions exprimées comme fausses? Mais, alors, comment gouverner ? Le pouvoir de faire des réformes qui devient un devoir ne risque-t-il pas de nous engager dangereusement sur la voie de la tyrannie ? Tyrannie des gouvernants et/ou tyrannie des gouvernés. Pendant la campagne, nous avons tous rêvé d?un monde meilleur où toutes les actions menées seraient couronnées de succès. Gouverner demande une prise avec le réel. Notre monde est en crise : Crise économique, crise morale auxquelles il faut ajouter les catastrophes naturelles. Nous sommes brutalement ramenés au réel. Plus question de rêver et si nous ne rêvons plus, nos dirigeants non plus. Le monde réel est injuste, plus injuste encore pour le peuple. Réhabiliter la valeur du travail. Est-ce une valeur si dénigrée ? Sommes nous un peuple de paresseux ? Si tel était le cas ce serait le chaos. Travailler plus pour gagner plus pourquoi et pour qui : faire face à ses besoins ou bien payer ses impôts ? Trouve-t-on le bonheur dans vivre, survivre ou dans un désir affiché du toujours plus : plus de beauté, plus de pouvoir, plus de richesse? Il faut des actions justes, des discours justes, des moyens d?existence justes. De là mon insistance à penser que les femmes et les hommes politiques doivent montrer l?exemple. Un pouvoir ne serait être un abus de pouvoir. Et un peu d?humilité chez certains qui pensent que, parce qu?ils sont élus, ils ont la connaissance. Alors exprimer une opinion n?est en aucun cas une provocation. Et exprimer un avis ne doit pas être l?expression d?une volonté de désobéissance, de déstabilisation. La France ne doit pas avoir peur d?obéir. Obéir et garder son droit de penser différemment (seuls les courtisans serviles obéissent sans esprit critique), obéir c?est aussi garantir une protection à notre démocratie, à nos libertés. Nous avons majoritairement voté pour des réformes. Elles doivent se faire. Le droit de grève doit être garanti mais sans un abus de ceux qui l?utilisent. Il doit rester l?expression d?un doute, d?une souffrance, sans objectifs de manipulation ni de prise d?otage. Les hommes politiques doivent entendre, comprendre, expliquer, convaincre et agir. La liberté des uns s?arrête là où commence celle des autres. Plan Du Site |